Le père Thierry Tabone, curé de la paroisse.

Horaires du 18 au 24 octobre, semaine XXIX.
Horaires du 11 au 17 octobre, semaine XXVIII.
Notre paroisse

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Nous avons permis et permettons l’impression, le débit et la lecture de la dite traduction dans l’étendue de notre diocèse, L. A. Cardinal de Noailles, Archevêque de Paris

Argument sur le livre d'Isaïe
pp. 432-433
Le canon des divines Écritures met au nombre des livres saints les écrits des dix-sept auteurs suivants, auxquels par distinction il donne le titre de Prophètes parce que selon l'idée générale de ce nom, ces saints, comme beaucoup d'autres, non seulement ont reçu de Dieu le don de science et de sagesse pour instruire les hommes, qu'ils ont prêché et expliqué la loi ; mais parce qu'en particulier ayant été instruits par une inspiration singulière et toute divine, ils ont prédit ce qui devait arriver dans le cours des siècles, et ont annoncé ce qui devait s'accomplir à la fin des temps. De ces dix-sept prophètes, Baruch est compris avec Jérémie, et on en a fait communément deux classes ; L'une qui contient les quatre grands prophètes, et l'autre les douze petits : La première de ces deux classes contient les écrits de ceux qui se sont le plus étendu, et dont les prophéties sont plus longues ; et la seconde comprend ceux dont les prophéties sont plus courtes et moins étendues. Les Grecs placent les douze petits les premiers, parce que plusieurs d'entr'eux sont plus anciens que les grands ; mais les Latins, au contraire, mettent les prophéties des quatre grands prophètes les premières, comme étant plus considérables par leur étendue, et par les sujets quelles renferment. Les Hébreux entre ceux-ci n'en comptent que trois, parce qu'ils n'y comprennent pas Daniel. À l'égard du rang qu'on leur a donné dans chacune de ces deux classes, on a suivi l'ordre des temps ; et c'est pour cette raison que dans la première, Isaïe précède Jérémie et qu'Osée est le premier dans la seconde ; car autant qu'on le peut conjecturer par les dates et les faits qui sont rapportés dans ces prophéties, voici le rang qu'on leur peut donner selon l'ordre chronologique : Osée, Joël, Amos, Isaïe, Jonas, Abdias, Michée, Nahum, Jérémie et Baruch, Sophonie, Habacuc, Daniel, Ezéchiel, Aggée, Zacharie, et Malachie. C'est ce que l'on a marqué plus exactement dans les tables chronologiques, par lesquelles il est évident qu'on peut réduire tout le temps de ces dix-sept prophètes à environ quatre cens ans, à commencer depuis l'an du monde 3174, qu'Azarias autrement Osias, roi de Juda, commença à régner jusques en l'an du monde 5581 ; c'est-à-dire, jusques au commencement du règne d'Ochus dit Darius Nothus, fils d'Artaxercès Longuemain, dont Néhémie a parlé comme en passant ( 2. Es 12, 22 ), et qui commença à régner vers la fin de la première année de la 8ème olympiade, et à-peu-près dans le même temps que prophétisait Malachie, le dernier des prophètes, auquel temps le temple et la ville de Jérusalem venaient d'être rebâtis.
Il n'y a aucune raison de soupçonner que ces prophéties ne soient pas en effet l'ouvrage de ces dix-sept auteurs, puisque non seulement il n'y a aucune d'elles qui ne porte le nom de son auteur, mais encore parce que l'on n'y trouve aucune circonstance qui puisse fournir quelque prétexte d'en douter.
pp. 433-434
Quelques interprètes prétendent que ces prophéties étaient publiées verbalement au peuple par les prophètes, d'une manière plus étendue, qu'ensuite ils les réduisaient eux-mêmes à des écrits sommaires qu'ils affichaient aux portes des lieux destinés à la prière, lorsqu'ils ne le pouvaient faire à la porte du temple ; qu'ensuite elles étaient ôtées pour être mises dans les archives publiques, afin de les conserver à la postérité. Dans la préface qui est à la tête du Commentaire sur les quatre grands Prophètes, ouvrage attribué à Dorothée de Tyr, qui vivait sous Constantin-le-grand il est dit, que la plupart des prophètes n'ont pas écrit eux-mêmes leurs prophéties, mais qu'elles l'ont été sous eux par les scribes publics qui demeuraient dans le temple, et qui écrivaient chaque jour ce que les prophètes prêchaient, et qu'ainsi on ne doit pas s'étonner si, par l'erreur et la faute des scribes, l'on y trouve de l'obscurité, par des omissions considérables, par le peu d'ordre et le peu de suite qu'ils y ont observé ; mais au fond il faut avouer qu'on ne peut rien savoir d'absolument certain touchant la manière dont toutes ces prophéties ont été recueillies par les Juifs ; l'Écriture ne nous en dit rien, n'y ayant eu aucun auteur contemporain qui ait eu soin de nous en instruire. Ainsi il suffit de savoir que ces prophéties ont été conservées par les Juifs, et mises par Esdras dans le canon des livres saints, et reçues ensuite universellement de toute l'Église.
pp. 434-435
Isaïe, l'un des quatre grands prophètes et le premier d'entre eux, non seulement selon l'ordre du temps, mais encore par la sublimité de ses révélations, et par la noblesse de sa naissance, étant fils d'Amos, frère d'Amasias, et petit-fils de Joas, tous deux successivement rois de Juda. Les dons qu'il reçut de la nature et de la grâce, l'ont rendu très recommandable entre les écrivains sacrés ; et Jésus fils de Sirach, auteur du livre de l'Ecclésiastique, dit de lui, Qu'il fut un grand prophète et fidèle aux yeux du Seigneur ; qu'il vit la fin des temps par un grand don de l'Esprit ; qu'il consola ceux qui pleuraient en Sion, qu'il prédit ce qui devait arriver jusques à la fin des temps, et qu'il découvrit les choses secrètes avant quelles arrivassent.
Ce prophète a commencé ses prophéties l'an 25 du règne d'Osias, l'an du monde 3219, selon la chronologie, et il a continué sous Joathan, sous Achaz et, sous Ézéchias, roi de Juda, comme il le dit lui-même ( au chap. 1. v. 1. ) et il est mort en la première année du règne de Manassé, par l'ordre duquel selon la tradition juive, et le rapport de saint Justin, de Tertullien, d'Origène, de Théodoret, de saint Basile, de saint Épiphane et de saint Jérôme, il fut scié en deux avec une scie de bois, pour avoir repris ce prince de ses désordres, et l'avoir comparé lui et quelques-uns de ses prédécesseurs au prince de Sodome et de Gomorrhe. Ainsi il paraît qu'il a prophétisé plus de 86 ans ; c'est-à-dire, jusques en l'année du monde 3305, ou environ, et par conséquent qu'il a vécu plus de 110 ans. La politesse de son style, la noblesse de ses expressions, la pureté de sa diction, l'élégance et le choix heureux des figures, des similitudes et des comparaisons dont il a orné ses prophéties, sont les preuves de son illustre naissance, et des soins qu'on avait eus de son éducation. La sublimité de ses prophéties et la profondeur de ses révélations, qui lui ont donné la connaissance des événements les plus éloignés et des plus impénétrables mystères de la religion, prouvent qu'il a été divinement inspiré et rempli des lumières de l'Esprit saint.
pp. 435-436
Ces prophéties ne contiennent pas seulement des instructions, et des réprimandes contre les déréglements dans lesquels presque tous les Juifs de son temps étaient tombés, mais encore plusieurs faits historiques qui servent à justifier les reproches qu'il leur faisait et des prédictions particulières et positives, touchant l'état futur des Juifs, et le règne des Assyriens, des Babyloniens, des Philistins, des Damascéniens, des Égyptiens, et des Iduméens leurs voisins, auxquels par un enchaînement nécessaire le sort des Juifs se trouvait indispensablement attaché. Ce saint prophète y prédit clairement la prise de Jérusalem, la captivité de Babylone, le retour des Juifs, leur rétablissement sous Cyrus, en le nommant par son nom plus de deux cents ans avant qu'il fut né ; mais principalement la naissance de Jésus-Christ dans le sein d'une Vierge, les principales circonstances de sa vie, de sa mort, et de sa résurrection ; la vocation des Gentils à l'Évangile, et l'établisement du règne de Jésus-Christ sur toute la terre, et cela si clairement, que saint Jérôme n'a pu se dispenser de dire, qu'il ne fallait pas considérer Isaïe comme un prophète, mais comme un évangéliste, puisqu'il semblait plutôt réciter des histoires déjà accomplies, que prédire des événements futurs.
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Œuvres complètes de saint Chrysostomes, sous la direction de Monsieur Jeannin, commentaires sur les épîtres de saint Paul, Tomes IX, X et XI, Bar-le-Duc, 186.

Préface de saint Jean Chrysostome à la première épître à Timothée.
Timothée était un des disciples de l'apôtre. Saint Luc témoigne que c'était un jeune homme digne d'admiration, selon le témoignage des frères de Lystre et d'Iconium ( Act. 16, 1-2 ). Il devint à la fois disciple et maître ( Ibid. 4 ) ; il était d'une prudence rare, et savait si bien discerner l'à-propos, qu'après avoir entendu saint Paul prêcher l'Évangile sans tenir compte de la circoncision, et avoir appris que ce même saint Paul avait résisté à saint Pierre à ce sujet, il eut assez de ménagement non seulement pour ne pas attaquer ce rite dans ses prédications, mais encore pour le subir lui-même. Saint Paul le circoncit en effet, dit le texte ( 3 ), malgré son âge, et lui confia toute l'administration. L'atfection de Paul suffisait pour montrer ce qu'était Timothée. Il rend, en effet, à diverses reprises, témoignage de lui dans ses écrits, lorsqu'il dit : « Sachez quelle épreuve il a soutenue, lui qui a servi avec moi pour l'Évangile, comme un fils auprès de son père » ( Phil. 2, 22 ). Et ailleurs, écrivant aux Corinthiens : « Je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant chéri et fidèle dans le Seigneur » ( 1 Cor. 4, 17 ) ; et plus loin : « Prenez garde que personne ne le méprise, car il accomplit l'œuvre du Seigneur, comme je le fais moi-même » ( 16, 11, 10 ). Et il dit encore en écrivant aux Hébreux : « Sachez que notre frère Timothée est en liberté »( 13, 23 ). Partout on trouvera l'expression de sa grande tendresse pour lui. Les miracles qui se produisent maintenant montrent la sincérité de sa foi.
Et si l'on demande pourquoi Paul n'écrit qu'à Tite et à Timothée, puisque Silas et Luc étaient aussi au nombre de ses plus illustres disciples, lui-même l'explique dans une épître, en disant : « Luc est seul avec moi » ( 2 Tim. 4, 11 ). Clément fut aussi un de ses compagnons, car il dit de lui : « Avec Clément et mes autres coopérateurs ». Ainsi, pourquoi écrit-il seulement à Tite et à Timothée ? C'est que déjà il leur avait confié des églises, tandis qu'il conduisait ceux-là avec lui. Il avait mis à part Tite et Timothée pour des postes éclatants. Et telle était la vertu éminente de celui-ci, que sa jeunesse n'y fut pas un empêchement. C'est pour cela qu'il lui écrit : « Que personne ne vous dédaigne à cause de votre jeunesse » ( 1 Tim. 4, 12 ) ; et plus loin : « Exhorte comme des sœurs celles qui sont jeunes ( 2 ) ». Car là où se trouve la vertu, tout le reste est accessoire, et rien ne doit être un empêchement. Discourant en effet des évêques et touchant à beaucoup d'objets, il ne se préoccupe nulle part de leur âge. Et s'il écrit : « Qu'il se fasse obéir de ses enfants », et « qu'il n'ait eu qu'une seule femme », il ne veut pas dire par là qu'il doive être nécessairement époux et père de famille ; mais que, s'il a participé à la condition mondaine, il soit tel qu'il sache gouverner ses enfants et toute sa maison. Car si, dans le monde, il n'a pas su user de sa condition, comment lui confierait-on le soin d'une église ? Et pourquoi donc adressait-il ces épitres à un disciple désormais chargé d'enseigner ? Ne fallait-il pas l'instruire pleinement avant de lui donner son mandat ? Oui, mais il avait maintenant besoin d'une instruction différente de celle des disciples et propre à celui qui enseigne. Voyez en effet comment, dans toute cette épltre, Paul donne l'enseignement qui convient à un maître. Aussitôt après la suscription, il dit à Timothée, non pas de négliger ceux qui enseignent de nouvelles doctrines, mais de les avertir eux-mêmes de n'en point enseigner.
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