Horaires du 21 au 27 juin.
C’est avec une pointe d’émotion et un petit pincement au cœur que je vous partage le tout dernier bulletin.
J’ai mis beaucoup de joie à préparer ces pages au fil du temps, et j'espère qu'elles sauront, cette fois encore, vous accompagner dans votre réflexion et votre vie de foi pour les semaines à venir..
Un grand merci pour votre fidélité, vos retours encourageants et votre bienveillance tout au long de cette belle aventure de rédaction.
Je vous en souhaite une très bonne lecture !
Pere Matteo.
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Lenain de Tillemont, HISTOIRE ECCLESIASTIQUE des six premiers siècles. Tome premier qui contient le temps de Notre-Seigneur et des Apôtres. À VENISE Chez François PITTERI, dans la Mercerie,à la Fortune Triomphante.

De ce qu'a fait saint Pierre jusques à la Passion.
111.
Quelque temps après que saint Pierre et saint André se furent donnés à Jésus-Christ, il vint à la maison qu'ils avaient à Capharnaüm, et il y guérit à la prière de l'un et de l'autre la belle mère de saint Pierre, afin de nous apprendre combien les intercessions des amis de Dieu sont puissantes pour obtenir la guérison des maladies de nos âmes, et le pardon des péchés, dont nous ne pourrions pas par nous-mêmes obtenir la rémission, pourvu néanmoins que notre dévotion et nos aumônes nous donnent quelque droit de nous adresser à eux.
Lorsque le Sauveur en parlant de l'Hémoroïse, demanda qui l'avait touché, saint Pierre témoigna être surpris qu'il fît cette demande au milieu d'une foule de monde qui le pressait, et fit voir par cette surprise qu'il n'avait pas conçu le sens mystérieux de ses paroles. Le Sauveur ne laissa pas aussitôt après de lui témoigner une confiance particulière, n'ayant voulu être accompagné que de lui, de saint Jacques et de saint Jean, dans la résurrection de la fille de Jaïre.
Il alla ensuite paser la fête de Pâque à Jérusalem, et étant retourné dans la Galilée, il y fit l'élection des douze Apôtres, à la tête desquels l'Écriture et la tradition met toujours saint Pierre. Il les envoya quelque temps après deux à deux prêcher la pénitence et le royaume de Dieu.
Une nuit que les Apôtres traversaient le lac de Tibériade, ils virent Jésus-Christ qu'ils avaient laissé sur le bord, venir à eux en marchant sur les flots. Saint Pierre lui demanda permission d'aller aussi sur la mer jusques à lui : Et Jésus pour récompenser son ardent amour et sa foi, lui accorda cette grâce. Mais la crainte du vent ayant un peu diminué la fermeté de sa foi, il était prêt de se noyer si Jésus-Christ ne l'eût soutenu de sa main, sur la force de laquelle s'étant appuyé, il continua sans doute à marcher sur les eaux, jusqu'à ce qu'il eut regagné le bateau. Il fallait que ce premier de tous les Apôtres qui représentait toute l'Église, et les faibles comme les forts, fît voir dans sa foi ce que nous pouvons par nous-mêmes, pour nous apprendre à tous que nul ne reçoit de Dieu la force dont il a besoin, que celui qui sent que lui-même il est sans force.
112.
Le Sauveur étant abordé dans le pays de Génésareth, s'y trouva presque abandonné de tout le monde, parce qu'il avait prêché des vérités que l'orgueil des hommes ne pouvait goûter. Il demanda aux Apôtres s'ils ne voulaient point aussi s'en aller. Mais saint Pierre lui répondit : Seigneur à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle. Cela arriva un peu avant Pâque : et quelque temps après saint Pierre témoigna encore son peu d'intelligence en prenant pour une parabole qui avait besoin d'explication, ce que Jésus-Christ avait dit que ce qui nous souille est ce qui sort du cœur, et non ce qui entre dans la bouche.
Ce fut auprès de Césarée de Philippe, nommée aussi Dan et Pancade, que saint Pierre fit cette illustre confession de la divinité de Jésus-Christ, qui lui fit mériter de la bouche de la Vérité même le titre d'heureux, la confirmation du nom de Pierre, les clefs du ciel, et l'avantage de la primauté, qui a passé ensuite à ses successeurs. Mais n'ayant pas cru qu'il fût digne de Dieu de souffrir la mort, cette même Vérité l'appela un satan. Et cette réprimande fut le remède de sa faute. Huit jours après il fut témoin de la Transfiguration de Jésus-Christ avec saint Jacques et saint Jean, et témoigna qu'il se trouvait bien en cet état, ne sachant pas ce qu'il disait, selon les termes de saint Luc, et désirant le repos avant que de l'avoir mérité par ses souffrances.
Le Sauveur étant venu quelque temps après à Capharnaüm il fit trouver à saint Pierre quatre dragmes dans un poisson, dont cet Apôtre paya le tribut qu'on lui avait demandé pour Notre-Seigneur et pour lui. C'était apparemment pour le Temple.
L'honneur que Jésus-Christ avait paru faire à saint Pierre en cette rencontre et en d'autres, fut peut-être ce qui donna occasion aux Apôtres de rechercher qui était le plus grand d'entre eux. Comme il leur parlait ensuite sur le pardon des injures, saint Pierre lui demanda si c'était assez de pardonner sept fois : et Jésus-Christ lui répondit qu'il fallait pardonner jusqu'à septente fois sept fois ; c'est-à-dire autant de fois que l'on nous peut offenser. Il demanda de même en une autre occasion si c'était seulement aux apôtres que Jésus-Christ ordonnait de veiller, ou si c'était à tout le monde.
Le Fils de Dieu était près du temps de sa Passion, lorsqu'après avoir donné une juste terreur à ceux qui possèdent ou qui aiment les biens de la terre, il promit au contraire de grandes récompenses à ceux qui renoncent à tout pour le suivre, comme saint Pierre protestait que lui et les autres Apôtres avaient fait.
112-113.
Le mardi de devant la Passion, saint Pierre fit remarquer à Jésus-Christ que le figuier qu'il avait maudit la veille était devenu tout sec. Le même jour ou le lendemain, il lui demanda avec quelques autres Apôtres, quand la ruine du Temple devait arriver.
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