Le père Matteo, notre curé.

Horaires du 4 au 10 janvier.
Horaires du 11 au 17 janvier
Église Saint-Bruno-les-Chartreux.

Le maître autel de l'église.

Le baldaquin.

Saint Bruno.

Le baptistère.

L'autel de la Vierge.

Saint Matthieu.

Saint Marc.

Saint Luc.

Saint Jean.

Sanctus Spiritus

Gloria in excelsis

Vers la Jérusalem céleste.

Lenain de Tillemont
Histoire Ecclésiastique
Saint-Jean Baptiste.
87.
La main du Seigneur, dit l'Évangéliste, était avec saint Jean encore enfant ; et en même temps que son corps croissait, il se fortifiait en esprit et en grâce ; l'Esprit de Dieu qui était en lui se faisant paraître par des effets plus sensibles et plus merveilleux.
Saint Luc nous assure qu'il demeura dans les déserts jusqu'au jour qu'il devait paraître. Il y fut élevé dès l'enfance, selon Origènes, saint Chrysostôme, et saint Jérôme, et il accomplit à la lettre ce que dit le Prophète : Que les enfants les plus petits se joueraient avec les serpents. Il se retira pour fuir le tumulte des villes et l'embarras de la multitude. Ses yeux destinés à voir le Sauveur du monde crurent tout le reste indigne d'eux. Il alla chercher dans les déserts un air plus pur et plus exempt de la corruption du siècle, une demeure où il pût contempler le ciel avec plus de liberté, se familiariser avec Dieu, s'occuper à la prière en attendant que le temps de sa fonction fût arrivé, s'entrenir avec les Anges, parler au Seigneur, l'entendre lorsqu'il lui disait comme à Moïse : Me voici, et rendre sa voix digne d'être l'organe du Verbe, en la sanctifiant sans cesse par ses paroles divines. C'est ainsi que méritait d'être élevé le Précurseur de Jésus-Christ. Comme il avait à reprendre les vices des hommes, il ne fallait point qu'il fût lié avec personne dont l'amitié ou le respect pût le retenir, et fouiller pour ainsi dire la liberté et la forces de ses répréhensions.
87-88.
On croit sur une vision rapportée par un auteur assez ancien, qu'il demeurait en un lieu nommé Sapfas, dans une caverne environ à un mille au-delà du Jourdain : on y bâtit une église dans le VIème siècle et l'on y établit un monastère. Quelques uns prétendent que Jésus-Christ l'y vint voir plusieurs fois. Néanmoins saint Chrysostôme crois qu'il ne connut Jésus-Christ lorsqu'il fut près de le baptiser : et cela paraissait bien plus conforme à l'Évangile.
Dieu cacha les desseins qu'il avait dans la retraite de saint Jean, en la faisant paraître involontaire et forcée. Car saint Pierre d'Alexandrie l'un des plus anciens d'entre les Pères, et l'un des plus illustres d'entre les Martyrs, dit comme une chose reçue de tout le monde que quand Hérode chercha Jésus-Christ pour le tuer, il voulut aussi faire mourir saint Jean ; ce qui obligea sa mère de s'enfuir avec lui.
Le même Père ajoute qu'Hérode voyant qu'on avait enlevé saint Jean à sa cruauté, fit tuer Zacharie son père entre le Temple et l'autel, c'est-à-dire entre le Temple où les prêtres seuls entraient, et l'autel des holocaustes, qui était dans la place de devant. Les Grecs qui suivent ce sentiment dans leur office, disent qu'il s'était retiré dans le Temple, pensant éviter la fureur d'Hérode. Il n'y a rien en cela qui ne soit aisé à croire d'un prince cruel et soupçonneux comme était Hérode, après l'éclat qu'avait fait la naissance de saint Jean : et il est certain qu'il y a eu un Zacharie tué entre le Temple et l'autel, que Jésus-Christ met comme le dernier des justes auxquels les Juifs eussent ôté la vie. On montrait encore dans le Vème siècle en cet endroit du Temple, quelques pierres rouges, qu'on croyait conserver miraculeusement des vestiges de ce meurtre. Les Grecs honorent saint Zacharie le 5 de septembre, comme un prêtre, un prophère, et un martyr. Usuard, Adon et d'autres Latins l'honorent aussi comme un prophète le 5 de novembre ; et le martyrologe Romain y joint avec lui sainte Élisabeth sa femme.
Saint Paulin qui n'avait pa su la tradition de l'Église d'Orient sur la mort de Zacharie, a cru que saint Jean avait été élevé quelques années parmi ses parents, faisant paraître dès le berceau une gravité digne de la rigueur céleste qui l'animait ; qu'il apprit de son père et de la lecture des livres de Moïse les lois de Dieu, et la conduite sainte des Patriarches, et que lorsque son corps fut fortifié par l'âge, il quitta la maison paternelle pour aller apprendre dans les déserts ce que les hommes ne lui pouvaient apprendre, et ne s'occuper plus que des préceptes du Ciel.
88-89.
On ne peut douter que saint Jean n'ait pratiqué ce que l'Ange avait ordonné avant sa naissance, qu'il ne boirait ni vin, ni rien de ce qui peut enivrer. C'est pourquoi saint Épiphane semble dire qu'il était de ceux que la loi appelle Nazaréens. Mais il passait beaucoup au-delà de ce qui lui avait été prescrit. Car bien loin de boire du vin, il ne mangeait pas même de pain, mais seulement des sauterelles, et du miel sauvage, ou des autres choses qu'on peut trouver dans un désert : et il en mangeait si peu, que Jésus-Christ n'a pas craint de dire qu'il ne mangeait et ne buvait point.
Il mortifiait ainsi tous ses désirs naturels, et par le peu de nourriture qu'il prenait, et par les qualités désagréables de celle dont il usait. Car le miel sauvage qu'il mangeait, n'était pas une hebe ou une feuille d'arbre, comme quelques-uns l'ont cru ; mais le miel que font les mouches sauvages dans les montagnes, qui est très amer, ou du moins fort insipide. On remarque la même chose des sauterelles, que les pauvres gens mangeaient dans la Palestine et en quelques autres endroits, et que la loi permettait aux Juifs : de sorte qu'il n'est point nécessaire de dire avec saint Isidore de Péluse, que c'étaient les bouts et les extrémités des herbes et des branches d'arbres.
L'austérité de son vêtement répondait à celle de sa nourriture : il était de poil de chameau, et serré par une ceinture de cuir, qu'il portait autour de ses reins, comme Élie. Aussi il a passé pour l'auteur de la vie austère et retirée des anachorères.
Dieu voulait toucher les Juifs par cette vie si fort au-dessus de la faiblesse des hommes, leur donner du respect pour la vérité que saint Jean devait annoncer, et les faire ressouvenir d'Élie, qu'ils savaient devoir précéder l'avènement du Messie. Il voulait nous apprendre à tous à mépriser les plaisirs de la terre, et confondre notre lâcheté en nous faisant voir un homme si grand et si saint dans une vie si pénitente.
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Œuvres complètes de saint Augustin sous la direction de M. Raulx, 1866
Commentaires sur l'Écriture.
24.
La connaissance des signes propres dépend principalement de celle des langues. Nous proposant ici d'éclairer ceux qui parlent la langue latine, nous leur dirons que, pour l'intelligence des Écritures, ils doivent posséder deux autres langues, qui sont le grec et l'hébreu, afin de pouvoir recourir aux textes originaux, toutes les fois que la diversité infinie des interprètes latins n'engendrera que le doute et l'incertitude. D'ailleurs il se rencontre dans nos Livres saints, certaines expressions hébraïques qui n'ont jamais été traduites, comme Amen, Alleluia, Racha, Hosanna et d'autres. On eût pu en traduire quelques-unes, telles que Amen, Alleluia ; mais on a voulu les conserver dans leur forme antique, pour en rendre l'autorité plus respectable ; pour d'autres, telles que Racha et Hosanna, on prétend qu'il était impossible de les faire passer dans une autre langue. Il est en effet des expressions tellement propres à certaines langues, qu'aucune traduction ne peut en reproduire la signification dans une langue étrangère. Ainsi en est-il principalement des interjections, qui servent plutôt à exprimer des mouvements subits de l'âme, qu'une conception raisonnée de l'esprit. À ce genre appartiennent les deux termes cités plus haut. Racha, dit-on, est un signe d'indignation, et Hosanna un cri de joie. Mais ce qui rend nécessaire la connaissance du grec et de l'hébreu, ce ne sont pas les termes de cette nature, qui d'ailleurs sont peu nombreux, et qu'il est facile de remarquer et de comprendre, mais comme nous l'avons observé, la diversité des interprètes. On peut compter ceux qui ont traduit les Écritures d'hébreu en grec, tandis que le nombre des interprètes latins est infini.
Car, dans les premiers temps du christianisme, dès qu'un exemplaire grec tombait entre les mains de quelqu'un qui croyait avoir certaine connaissance de l'une et de l'autre langue, il se hasardait à le traduire.
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24-25.
17. Cette grande variété de traductions sert plus encore à l'intelligence des Écritures, qu'elle n'y met obstacle, quand on s'attache à les lire avec une véritable application. C'est en consultant plusieurs traducteurs que souvent on est arrivé à saisir le sens de quelques passages très obscurs. Dans le prophète Isaïe, par exemple, là où un interprète a dit : « Ne méprise pas ceux ce la maison et de ta race 24-2 ; » un autre a traduit : « Ne méprise pas ta chair. » Tous deux s'appuient mutuellement, et l'un sert à éclaircir l'autre. En effet on pourrait prendre le mot chair dans un sens naturel, il serait alors prescrit à chacun de ne pas mépriser son corps ; et « ceux de la maison et de la race » s'entendraient, dans le sens figuré, des chrétiens qui sont nés spirituellement avec nous de la même semence, de la parole divine. Mais en mettant en regard le sens des deux traducteurs, qu'il nous est ordonné en cet endroit, de ne pas mépriser ceux qui nous sont unis par les liens du sang. Car en rapprochant de « chair, » ceux qui sont de « la même race, » on voit paraître tout d'abord ceux qu'unissent entre eux les liens du sang. C'est de là que viennent à mon avis, ces paroles de l'Apôtre : « Je tâche d'exciter une sainte jalousie dans ma chair, afin d'en sauver quelques-uns 25-1. » Il voulait que l'exemple de ceux qui croyaient déjà, les amenât à leur tour à la foi, en leur inspirant une salutaire émulation. Il appelle donc les Juifs sa chair, par suite de leur commune origine avec lui. Dans un autre passage du même prophète, un traducteur a dit : « Si vous ne croyez, vous ne comprendrez point 25-2 ; » un autre a rendu : « Si vous ne croyez vous ne demeurerez point. » Comment savoir quel est celui qui a exprimé le vrai sens, à moins de recourir à la langue originale ? Cependant une lecture approfondie fait ressortir une grande vérité de ces deux interprétations. Il est difficile que les interprètes s'écartent tellement les uns des autres qu'ils ne conservent entre eux quelques points de contact. Voici l'explication. La vue de l'essence divine par l'intelligence est permanente et éternelle ; tandis que la foi ne nourrit, pour ainsi dire, que de lait les hommes encore enveloppés comme des enfants dans les langes des choses passagères de cette vie. C'est par la foi que nous marchons ici-bas et non encore par une vue claire et parfaite 25-3. Or, il est nécessaire que nous marchions à la lumière de la foi pour parvenir à cette vue claire et permanente, dont nous jouirons éternellement par le moyen de notre intelligence purifiée, qui nous tiendra unis à la vérité. C'est pourquoi l'un des traducteurs a dit : « Si vous ne croyez, vous ne demeurerez point, » et l'autre : « Si vous ne croyez, vous ne comprendrez point. »
18. L'ambiguité des termes de la langue originale contribue encore souvent à jeter un interprète dans l'erreur, quand il ne saisit pas parfaitement la pensée de l'auteur, et cette ambiguité lui fait donner une explication absolument étrangère au sens véritable. Quelques traducteurs ont ainsi rendus ce passage des Psaumes : « Leurs pieds sont aigus pour répandre le sang 25-4. » Or, ὸξύς , en grec, signifie aigu et léger. Le vrai sens n'a donc été saisi que par celui qui a écrit : « Leurs pieds sont prompts et légers pour répandre le sang; » les autres, trompés par un terme équivoque, sont tombés dans une fausse interprétation. D'autres traductions sont non seulement obscures, mais entièrement fausses; il faut alors s'appliquer à les corriger plus qu'à les éclaircir et à les comprendre. Tel est l'exemple suivant : Parce que μόσχος , en grec signifie « un veau, » certains interprètes ont traduit le terme μόσχεὺματα par « troupeaux de veaux, » ne voyant pas que la véritable signification était celle de plantes. Et cette erreur s'est glissé dans un si grand nombre d'exemplaires, qu'à peine on rencontre un seul où on lise différemment. Cependant rien de plus facile à déterminer que le vrai sens de ce mot, qui ressort si clairement de ceux qui suivent. N'est-il pas plus naturel de dire : « Les plantes adultérines ne jetteront point de profondes racines, » que de dire : « Les troupes de veaux, etc…, » animaux qui marchent sur la terre et n'y sont point fixés par des racines ? D'ailleurs l'ordre et la suite du discours autorisent pleinement cette interprétation.
24-2 Is. LVIII, 7.
25-1 Rom. XI, 11.
25-2 Is. VII, 9.
25-3 II Cor. V, 7.
25-4 Ps. XIII, 5.
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La Passion de Tullins
Pélerinage diocésain à Lourdes.
Exposition, lutter contre la lèpre.

Sourire d'enfant
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