Le père Matteo, notre curé.
14 années au service de la paroisse
Horaires du 14 au 20 juin.
Horaires du 7 au 13 juin.
ÉgliseSaint-Bruno-les-Chartreux

Le maître autel de l'église.

Le baldaquin.

Saint Bruno.

Le baptistère.

L'autel de la Vierge.

Saint Matthieu.

Saint Marc.

Saint Luc.

Saint Jean.

Sanctus Spiritus

Gloria in excelsis

Vers la Jérusalem céleste.

MÉMOIRES pour servir à L'HISTOIRE ECCLESIASTIQUE des six premiers siècles
Chapitre I I, Article IX.
Élection des douze Apôtres : Sermon sur la montagne etc.
20-21.
Il est certain que ce fut dans la Galilée, que notre Seigneur se trouvant suivi d'un fort grand nombre de personnes, monta sur une montagne, où après avoir passé la nuit en prière, il choisit entre ses disciples les douze qu'il nomma Apôtres, c'est-à-dire Envoyés, parce qu'il les voulait envoyer prêcher par toute la Judée, et ensuite par toute la terre. Ces douze personnes, que l'Écriture appelle les douze fondements de l'Église, étaient Simon Pierre, André, Jacques et Jean fils de Zébédée, Philippe, Barthélémy, Matthieu, Thomas, Jacques d'Alphé, Jude Simon, Judas Iscariot. Ce dernier est moins connu pour avoir été l'Apôtre de Jésus-Christ, que pour l'avoir trahi. Il est ordinairement surnommé Iscariot, soit qu'il fût du bourg d'Iscariot dans la tribu d'Ephraïm, soit qu'il fût de la tribu d'Issacar. Car il semble que saint Jérôme ait cru qu'on pouvait lire Issacarioth.
Théodoret croit que les Apôtres étaient pour la plupart des tribus de Zabulon et de Nephtaïm. Ils passaient tous pour Galiléens, c'est-à-dire pour être d'un pays dont on ne croyait pas qu'il pût rien venir de bon, et où les hommes étaient plus rustiques, plus sauvages et plus grossiers que dans les autres. Cependant ce fut de ce pays que Jésus-Christ voulut tirer ceux qu'il destinait à aller convertir toute la terre, pour faire mieux voir quelle est l'étendu de son pouvoir. Il est marqué que saint Pierre et saint Jean étaient des hommes sans lettres, et du commun du peuple. Et ce que l'on disait d'eux n'était pas sans doute moins vrai des autres.
Mais cette bassesse même faisait d'autant plus admirer en eux la grandeur de Dieu. « Voici, dit saint Hilaire, un miracle non moins admirable que de faire courir les boiteux, éclairer les aveugles, chasser les démons, et ressusciter les morts. Car pour éclaircir les vérités que tous les philosophes n'ont pu connaître, j'ai pour guide un pauvre pêcheur, un inconnu, un ignorant, dont les mains ne savent manier que des filets, qui a des habits tout mouillés, des pieds pleins de boue, rien qui ne sente le marinier. Concevez la grandeur de cette merveille, et voyez s'il est plus difficile de ressusciter un mort que de donner à un homme si grossier la connaissance des vérités les plus relevées. »
Jésus-Christ voulut donc confondre l'orgueil du monde, et briser la tête des superbes, en choisissant pour instruire et pour convertir toute la terre, des personnes qui n'avaient ni science, ni noblesse, ni rien qui les relevait devant les hommes. Et c'est pour cela qu'il ne voulut pas mettre entre ses Apôtres, ceux d'entre ses disciples qui avaient plus de lumière, quelque vertu qu'ils eussent, de peur qu'il ne semblât les avoir choisis pour leur science. Il voulut convertir les puissants par les faibles, et les orateurs par les ignorants, pour montrer que c'était la puissance de sa divinité et de la grâce qui convertirait les hommes. Il choisit non ceux qui avaient des qualités admirables, mais ceux en qui il voyait un grand vide capable d'être rempli d'une grand grâce.
22.
Nous lisons même dans un écrit fort ancien, et qui a été regardé de quelques-uns comme un livre de l'Écriture, que Jésus-Christ a voulu choisir pour Apôtres de très grands pécheurs : ce qui est cité par Origène et par saint Jérôme 22-1. Les Apôtres quittèrent généralement toutes choses pour suivre, pauvres, Jésus-Christ pauvre, comme saint Pierre le proteste au nom de tous ; en sorte qu'ils ne possédaient plus rien, et ne pouvait plus dire que rien fût à eux. Que s'il est parlé en un endroit de l'Évangile de la maison de saint Pierre et de saint André à Capharnaüm, ce pouvait être celle où ils avaient accoutumé de demeurer auparavant, et qui appartenait ou à leur père, ou à la belle-mère de saint Pierre, ou à sa femme.
Aprè l'élection des douze Apôtres, Jésus-Christ fit le célèbre sermon sur la montagne, qui contient l'abrégé de la morale de l'Évangile. Il en scella la vérité par la guérison d'un lépreux qu'il fit aussitôt après. Il revint ensuite à Capharnaüm, où il admira et exauça la foi humble du Centenier, qui n'osa pas l'aller trouver lui-même, ni le prier de venir chez lui : puis il alla ressusciter le fils de la veuve de Naïm.
Cependant saint Jean-Baptiste, qui était toujours en prison, envoya deux de ses disciples lui demander si c'était lui qui devait venir sauver le monde : non qu'il en doutât, mais afin que les disciples n'en pussent douter. Jésus-Christ ne lui répondit en effet que par des miracles, et récompensa le témoignage que son Précurseur lui avait rendu, par les grands éloges qu'il donna à sa vertu. Ce saint disparut peu après de dessus la terre, pour faite place à celui qu'il était venu annoncer aux hommes. Car Hérode qui l'avait mis en prison, lui fit trancher la tête sur un serment fait sans y penser pour récompenser une fille qui avait dansé.
On place dans ces temps-ci l'histoire de cette célèbre pécheresse, qui lava tous ses crimes dans les larmes que son amour lui fit verser sur les pieds de son Sauveur.
Jésus-Christ ayant ensuite guéri un homme possédé du démon, et en même temps sourd et muet, ce miracle porta les Pharisiens, dèjà animés d'envie, à publier contre lui divers blasphèmes, auxquels il répondit avec sa force et sa douceur ordinaire : et il finit son instruction en déclarant qu'il ne regardait comme sa mère, ses frères, et ses sœurs, que ceux qui écoutaient et pratiquaient la vérité ; non pour exclure sa mère qui aimait et observait plus que personne la volonté du Père céleste, mais pour nous apprendre que nous ne devons point souffrir que qui que ce soit nous détourne des emplois où Dieu nous engage. Après avoir instruit par diverses paraboles ceux qui le venaient écouter en foule auprès de la mer de Tibériade, et ses disciples en particulier, il vint à Nazareth, où il éprouva que nous avons peine à voir au-dessus de nous ceux que nous avons regardé longtemps comme nos égaux.
22-1 il le cite de saint Ignace, où cela n'est point.
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Saint CHRYSOSTOME, œuvres complètes, sous la direction DE M. JANNIN, professeur de rhétorique au collège de l'Immaculée-Conception de Saint-Dizier, TOME sixième,1865.
p.529
Il y eut en Égypte un roi qui ne connaissait pas Joseph ; il accabla les Israélites en les employant à la fabrication des briques. Il ordonna aux sages-femmes de mettre à mort les enfants mâles qui naîtraient aux Hébreux, et, comme elles n'obéirent pas, il chargea le peuple d'accomplir cette iniquité. Alors naquit Moïse, de la tribu de Lévi ; ses parents l'exposèrent dans une petite embarcation. La fille de Pharaon survint, prit l'enfant et le donna à nourrir. Devenu grand, Moïse alla voir les enfants d'Israël. Tandis qu'il considérait leurs durs travaux, il aperçut un Égyptien qui frappait un Hébreu. Il regarda de tous côtés et, ne voyant personne, il tua l'Égyptien, dont il cacha le corps dans le sable. Le jour suivant, il sortit et vit deux Hébreux qui se disputaient entre eux. Il dit à l'un : « Pourquoi frappez-vous votre, prochain ? Celui-ci répondit : Qui vous a établi chef et juge parmi nous ? Voulez-vous me tuer comme l'Égyptien d'hier » ( Exod. 2, 13 ) ? Moïse eut peur, et ceci étant venu aux oreilles de Pharaon, il cherchait à le faire mourir. Moïse craignant ce qui pourrait arriver, se retira au pays de Madian. Là, il vint en aide aux filles de Jéthro, qui voulaient abreuver leurs troupeaux. Celles-ci racontèrent la chose à leur père et lui amenèrent Moïse, à qui il donna pour femme une de ses filles, et elle enfanta Gersa et Eliézer.
pp. 529-530
Tandis que Moïse faisait paître les troupeaux, Dieu lui parla. Il approcha du buisson et vit une merveille, car le buisson était enflammé et ne se consumait pas. Dieu l'envoya en Égypte en lui disant : « Je suis Celui qui suis » ( Exod. 3, 44 ). Il lui ordonna de rassembler les anciens et d'aller trouver Pharaon, en commandant aux Hébreux de s'emparer, lorsqu'ils partiraient, chacun des coupes d'argent et d'or de leurs voisins. Les signes qu'il lui donna pour le persuader furent ceux-ci : la verge changée en serpent, le changement de sa main qui devint blanche par la lèpre et qui reprit sa couleur première, enfin l'eau du fleuve. « Tu la répandras, » dit-il, « sur la terre, et ce sera du sang » ( Exod. 4, 9 ). Moïse résistait ; mais Dieu irrité lui adjoignit Aaron. Moïse annonça à son beau-père Jéthro qu'il allait se rendre en Égypte, et le roi qui cherchait à le faire périr étant mort, Dieu lui dit : « Va maintenant en Égypte » ( Ibid. 19 ). Moïse prit donc sa femme et ses enfants et partit ainsi. Mais un ange lui apparut qui le remplit de terreur. Ce n'était point cependant à cause de la circoncision, car si la circoncision avait été le motif, il eût été nécessaire que l'ange ne se retirât point avant que la mère des fils de Moïse eût circoncis le second également, mais parce que Moïse ne devait point emmener sa femme en Égypte. Il n'était pas envoyé pour habiter en ce pays, mais pour en faire sortir le peuple d'Israël ; il le comprit ainsi et renvoya sa femme. Quelle est la preuve de ce renvoi ? C'est qu'à la sortie d'Égypte son beau-père Jéthro vint à sa rencontre avec la femme de Moïse.
Aaron se joint à Moïse. Tous deux vont trouver les anciens d'Israël, auxquels ils parlent de la part de Dieu. Ceux-ci sont dans la joie. Lorsqu'ils se présentent devant Pharaon et lui ordonnent de laisser partir le peuple, non seulement le roi ne le permet pas, mais il maltraite encore davantage les Israélites, ordonnant de ne plus leur fournir la paille, de sorte qu'ils fussent obligés de s'en pourvoir eux-mêmes. Les chefs des travaux, qui étaient fustigés parce que la même quantité de travaux n'avait pas été faite, s'adressèrent à Pharaon et n'obtinrent aucun soulagement. Ils murmurèrent contre Moïse qui, de nouveau, fut envoyé vers les Israélites pour leur annoncer la sortie d'Égypte. Toutefois, ils n'écoutaient pas Moïse, tant ils étaient abattus.
En cet endroit est la généalogie de Moïse, à qui Dieu dit : « Je t'ai établi le Dieu de Pharaon ( Exod. 7, 1 ), » et il l'envoie vers Pharaon ordonnant de donner un signe, si le roi le demande, celui de la baguette changée en serpent. Après la baguette changée en serpent, le roi ne consent pas, l'eau du fleuve est changée en sang et la terre est couverte de grenouilles. Puis vinrent les moucherons et les mouches, puis la mort des animaux, puis les ulcères, la grêle et le tonnerre, les sauterelles, les ténèbres palpables. La mort des premiers-nés allait suivre ; les Hébreux reçoivent l'ordre d'immoler un agneau mâle et sans tache, et d'oindre de son sang les portes de leur demeure, parce que les habitants de la maison sur laquelle serait la marque du sang ne périraient point. Moïse commande de se nourrir des pains azymes pendant sept jours, et il ordonne de conserver ce rite lorsque le peuple sera entré dans la terre de promission. « Et si vos fils vous interrogent, vous direz que ce sacrifice est la pâque du Seigneur » ( Exod. 12, 27 ). Après que, pendant la nuit, tous leurs premiers-nés eurent été frappés de mort, les Égyptiens chassèrent les Israélites de l'Égypte. Les Hébreux partirent, emportant les vases d'argent et d'or, emmenant une population nombreuse et mêlée, et des moutons, des bœufs, des bêtes de somme. Le temps que passèrent les fils d'Israël et leurs pères dans la terre de Chanaan et ensuite dans l'Égypte fut de quatre cent trente années.
Dieu dit ensuite : « Tu me consacreras et tu sanctifieras tous les premiers-nés tant des hommes que des troupeaux ( Exod. 13, 2 ), » parce qu'il avait fait mourir les premiers-nés des Égyptiens. Il ne les conduisit point alors dans les pays des Philistins, de peur que la nécessité, où ils se verraient de faire la guerre à ces peuples ne les fît repentir d'avoir quitté l'Égypte, et résoudre d'y retourner : il les fit passer à travers la mer Rouge. Ce fut à la cinquième génération que les fils d'Israël quittèrent l'Égypte, et Moïse emporta les ossements de Joseph. Cependant, Dieu conduisait le peuple par une colonne de feu durant la nuit et par une colonne de nuée durant le jour.
pp. 530-531
Pharaon ayant changé de résolution les poursuivit. Moïse frappa la mer avec sa baguette et elle s'écarta pour livrer passage aux Israélites, mais elle réunit ses flots sur les Égyptiens et les engloutit. Moïse chanta un cantique au Seigneur et Marie chantait avec les femmes. Ils vinrent à Mara où l'eau était amère : Moïse la rendit douce en y jetant le bois. Ils arrivèrent ensuite aux douze sources et aux soixante-dix palmiers, en un lieu qu'on appelait Elim. Ils s'avancèrent de là dans le désert, entre Elim et Sina, et les Israélites murmuraient dans le désert parce qu'ils manquaient de viande. Alors, il plut de la manne. Ensuite, Dieu leur envoya des cailles. Ceci fut digne de remarque touchant la manne : ceux qui en recueillirent plus n'en eurent pas davantage, ceux qui en recueillirent moins en eurent en quantité suffisante, et Moïse leur ordonna de n'en point garder pour le lendemain. Ils n'obéirent point, et ce qui resta ainsi fut rempli de vers. Moïse leur dit aussi de ne point sortir le jour du sabbat ; ils désobéirent encore sur ce point, mais étant sortis ils ne trouvèrent rien. Moïse ordonna qu'on remplît de manne un vase d'or qui serait gardé pour les générations futures, et ils mangèrent de la manne pendant quarante ans. Ils murmurèrent aussi à cause de la soif : Moïse frappa le rocher, et il en coula de l'eau. Amalec vint combattre Israël, et Josué fils de Navé les mit en fuite : pendant tout le temps que les mains de Moïse étaient élevées Israël était vainqueur, mais lorsqu'il les laissait retomber Israël avait le dessous. C'était la figure de la croix. Aaron et Hur se tenant auprès de Moïse soutenaient ses mains. Et Dieu dit à Moïse : « Écris ceci dans un livre, afin qu'on en garde le souvenir » ( Exod. 17, 4 ). Jéthro, beau-père 531-1 de Moïse, vint au-devant de lui, lui amenant sa femme, et il se présenta devant Moïse et devant le peuple. Moïse lui raconta les choses admirables que Dieu avait faites, et il fut ravi d'admiration. Mais lorsqu'il vit tout le peuple environner Moïse, et celui-ci ne pouvoir suffire à juger tous les différends, il lui dit : Choisissez des hommes capables, religieux, justes et haïssant l'orgueil, et établissez-les, les uns sur mille, les autres sur cent, sur cinquanfe et sur dix ( Exod. 18, 21 ). Moïse fit ainsi, et alla sur la montagne.
Dieu commande à Moïse de dire aux Israélites qu'ils seront la nation sainte, le sacerdoce royal de Dieu, s'ils obéissent à ses lois. Ils répondirent : « Tout ce que Dieu dit, nous l'écouterons et nous le ferons » ( Exod. 19, 8 ). Alors, Moïse ordonna au peuple de se purifier jusqu'au troisième jour et de blanchir ses vêtements. Ensuite, il dit ce que nous lisons dans l'Apôtre s'adressant aux Hébreux : « Si quelqu'un touche la montagne, il sera lapidé » ( Hébr. 12, 20 ). Une fumée sortait de la montagne et le bruit des trompettes se faisait entendre. Or, Moïse reçut les commandements de la loi, le Décalogue et les autres prescriptions de Dieu. Cette parole : « Tu ne maudiras point les dieux ( Exod. 22, 8 ), » ne doit point s'entendre des idoles, mais des princes, car aussitôt il ajoute : Tu ne maudiras point celui qui commande ton peuple. De grands biens leur sont promis s'ils demeurent fidèles : ils soumettront les nations ; ils posséderont la terre ; leur pain et leur eau seront bénis ; ils seront délivrés de toute maladie ; il n'y aura point de femme stérile parmi eux, point d'orphelins, point de mort prématurée ; ils posséderont tout le pays qui s'étend depuis la mer Rouge jusqu'à la contrée des Philistins, depuis le désert jusqu'à l'Euphrate. Moïse offre un sacrifice ; il verse la moitié du sang sur l'autel, et avec le reste il asperge le peuple. Paul en fait mention dans l'épître aux Hébreux, lorsqu'il dit : « Le premier Testament n'a pas été renouvelé sans l'effusion du sang » ( Hébr. 9, 48 ).
Dieu ordonne à Moïse de gravir la montagne et de prendre des tables, il demeure là quarante jours et quarante nuits. Il apprend quelle doit être la disposition du tabernacle et des objets qu'il renfermera, tout ce qui concerne le vêtement sacerdotal, l'onction des prêtres et les rançons ( Exod. 30, 12 ). Le prix de la rançon était de la moitié d'une drachme pour chacun, c'est-à-dire dix oboles. Dieu lui apprend encore la manière de composer l'huile pour les onctions et recommande de garder le sabbat. Les Israélites se réunissent contre Aaron et tombent dans l'idolâtrie. Dieu dit à Moïse : « Laisse-moi, je les détruirai et je te ferai le chef d'une puissante nation » ( Exod. 32, 10 ).
pp. 531-532
Quand Moïse descendit, il vit le veau d'or et le peuple qui se réjouissait à l'entour ; il jeta les tables de la loi et les brisa, il réprimanda Aaron et dit aux fils de Lévi venus vers lui : « Si quelqu'un est pour le Seigneur, qu'il vienne à moi, et que chacun mette à mort son frère ou l'un d'entre ses proches, et trois mille hommes 531-2 tombèrent ainsi frappés » ( Exod. 32, 26, 28 ). Et Moïse se tourna vers Dieu et lui dit : « Si vous remettez leur péché, vous le remettrez ; mais si vous ne le remettez pas, effacez-moi du livre que vous avez écrit » ( Exod. 32, 31, 32 ). Le peuple pleura et reçut l'ordre de quitter ses vêtements de fête. C'est en cet endroit qu'il est dit : « Et Dieu parla à Moïse comme quelqu'un qui parle à un ami » ( Exod. 33, 11 ). Or, Josué, fils de Navé, ne sortit pas de sa tente. Cependant, Moïse priait Dieu de ne point abandonner son peuple, et ayant préparé deux nouvelles tables, il écrivit le Décalogue et passa de nouveau quarante jours et quarante nuits. Dieu renouvelle ses commandements sur la pâque, sur le sabbat, sur la destruction des dieux des nations, sur la sanctification des premiers-nés. Là se trouve mentionné le voile avec lequel Moïse parlait au peuple et dont Paul s'est souvenu dans la deuxième aux Corinthiens ( 2 Cor. 3, 43 ). Le sabbat est promulgué. Moïse demande les matériaux nécessaires à la construction du tabernacle, c'est-à-dire de l'or, de l'airain, des toisons, et le reste. Tous apportaient avec un si grand zèle les objets demandés qu'il y en eut bientôt en trop grande quantité. Béséléel, de la tribu de Juda, et Ooliab, de la tribu de Dan, achevèrent tout cet ouvrage, et le tabernacle fut construit et une nuée le couvrit. On employa vingt-neuf talents et soixante-dix sicles d'or, cent talents d'argent et sept cent soixante-douze sicles, soixante dix talents d'airain et deux mille cinq cents sicles.
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531-1. La version des septante dit abusivement, gambròc gendre, au lieu de pentheròc beau-père. ( Note du texte. )
531-2. Chiffre plus vraisemblable que celui de la Vulgate qui met 23000.
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